Mange, Lis, Voyage

17 mai 2012

En cuisine avec Alain Passard - Christophe Blain

alainpassard

Pitch : Alain ne crie jamais. Lorsqu'il reprend un cuisinier, c'est sec et précis. Il a l'air décontracté puis il rentre soudain dans l'action. Il est rapide, tout à son geste. Lorsque le rythme s'accélère, il profite de l'énergie et de la tension. Il est totalement absorbé par sa cuisine, presque en transe.
Pendant plus de deux ans, Christophe Blain a suivi le chef trois étoiles Alain Passard (L'Arpège) du piano de ses cuisines à ses jardins potagers. Avec un sens de l'observation singulier, il nous livre le portrait passionnant d'un chef qui a su redonner aux légumes leurs lettres de noblesse. Un récit truculent et la découverte d'un personnage hors du commun.

Mon avis : Je ne pouvais passer à côté de cette bande dessinée puisqu'elle a le bon goût d'allier à la fois cuisine, lecture et "roman graphique". Quelle merveilleuse incursion en cuisine que celle-ci. Toute en retenue, douceur et saine curiosité. La mise en page de l'ouvrage est particulière puisque vous avez, à gauche, une recette, à droite, une planche de BD. Personnellement, j'aime beaucoup le trait de Blain même s'il a de quoi déconcerter légèrement. Un peu brouillon. La logique des dessins est parfois difficile à suivre mais le tout a un charme certain.

Les recettes sont celles du chef. Alain Passard tout de même. Le chef de l'Arpège, rue de Varenne à Paris. Un grand qui cultive le goût du terroir, des produits frais et qui les sublime autant qu'il le peut.

Parfois ce sont plusieurs planches qui se succèdent, sur des escapades que le dessinateur et le cuisinier partagent. Dans diers potagers. Pour aller à la découverte des producteurs.

Je n'ai pas encore testé les recettes, cela viendra (et vous le saurez).

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15 mai 2012

Un déjeuner au Dalva

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Adresse : 48 Rue Argout  75002 Paris

J'ai la grande chance de travailler dans le 2ème arrondissement de Paris. Je suis, de fait, entourée de restos et il est parfois difficile de savoir où passer sa précieuse pause déjeuner.
Nous avons testé, la semaine dernière, le Dalva.
Force est de constater que nous aurions dû passer notre tour.

Je précise toutefois que les retours sont normalement plutôt bons.

Au menu : une formule plat+dessert à 15€. C'est ce que nous avons choisi.

Les plats :
Gnocchis sauce aux cèpes et parmesan : j'achète les mêmes dans mon supermarché, la sauce n'avait que peu de goût et le parmesan avait la texture d'un morceau de carton.
Parmentier de canard : le canard était sec, la purée probablement re-réchauffée puisque durcie sur le dessus, vraiment trop pour qu'elle sorte tout juste du four.

Le dessert
Riz au lait au caramel au beurre salé : avouez, cet intitulé vous fait saliver ? Moi aussi. Mais, là encore, nous avons été déçues par le résultat ! On ne sait pas bien pourquoi mais des légumes secs sont venus se rajouter au riz : raisons, dates, abricots ... surprenant et assez malvenu. Le caramel, probablement également industriel, manquait de légèreté...

Si vous mangez dans le coin, préférez  Vintage, son voisin direct.


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14 mai 2012

L'oeil du léopard - Henning Mankell

oeilleopard

Pitch : Années 1950. Dans une bourgade du Norrland, Hans Olofson, adolescent élevé par un père rustre et alcoolique, perd ses deux seuls vrais amis. Bouleversé, Hans décide de réaliser le rêve de l'un d'eux: aller en Zambie, sur les traces d'un missionnaire suédois. 1969. L'Afrique le fascine et l'effraie. Dans la jeune république indépendante de Zambie en proie à la violence, Hans rencontre des colonisateurs emprisonnés dans leur racisme, et des Noirs obéissants qui cultivent la haine des Blancs. Hans accepte d'aider une Anglaise à diriger sa ferme de production d'oeufs, puis reprend l'exploitation à son compte. Espérant ainsi échapper à l'engrenage de la violence raciale, il tente alors de mettre en application ses idéaux de justice sociale et humaine. L'OEil du léopard, publié en 1990 en Suède, s'ajoute à la liste des romans sur l'Afrique (tels Comédia infantil, Le Fils du vent et Le Cerveau de Kennedy) de cet écrivain engagé qu'est Henning Mankell (né en 1948) qui partage sa vie entre la Suède et le Mozambique.

Mon avis : Ce qui pourrait n’être qu’une fresque historique de plus est en fait un grand voyage dans lequel Henning Mankell nous précipite dès les premières pages. Hans, nous le rencontrons adolescent, entouré d’un père de ceux dont on se passe et d’amis fidèles. Deux amis. L’histoire commence véritablement lorsque ces deux protagonistes disparaissent. Reste une promesse qu’Hans s’est fait à lui-même, celle d’aller en Zambie à la place de cette amie qui n’aura pu le faire.

Et Hans part en Afrique. Pour quelques jours. Croit-il. Finalement il y restera 18 ans. Il carbure aux grandes et  belles idées Hans. Il veut le meilleur pour tous. Il est bien loin de ce courant colonialiste qui a tant fait souffrir. Il vient en paix. Il a la trouille mais il vient en paix.

La Zambie est indépendante depuis peu et les fermiers blancs ne sont pas bien vus. Sur fond de  violence raciale, Hans reprend la tête d’une exploitation et devient l’un de ces fermiers. Mais il a toujours ses idéaux. Lui est différent. Il n’est pas comme ces hommes qu’il déteste, ces « blancs supérieurs » qui se pensent tout puissants. Mais ce n’est pas si facile.

De frustrations en échecs, Hans nous raconte les difficiles relations entre la Suède et la Zambie mais pas que. Entre les blancs et les noirs mais pas que. Rien n’est jamais si simple.

Hankell, dans cet ouvrage, nous livre une photographie de ce qu’a fait le colonialisme à un continent, à un pays, à des hommes. Ces hommes surtout, qui ne peuvent devenir amis, qui ne peuvent habiter et travailler ensemble. Trop d’histoires sombres entre eux sans même en être acteurs.

Une magnifique fresque africaine, un dépaysement assuré, une oeuvre historique et sociologique... tout est bon pour se plonger dans ce livre et dans les souvenirs d’Hans.

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10 mai 2012

La princesse qui n'aimait pas les princes - Alice Brière-Haquet

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Pitch : " Princes d'à côté, Venez ! Accourez ! Ma fille est à marier. Elle est jolie, douce et aimable et dort très bien sur des petits pois. ". La princesse les vit donc arriver, ces princes d'à côté. En file sur le chemin un à un, ils baisèrent sa main. Mais non, vraiment, merci bien, aucun d'entre eux ne lui disait rien !

Mon avis : Un conte de fées qui commence comme beaucoup d'autres... mais qui est loin d'avoir une fin "commune". Pour avoir réussi une mayonnaise, une jeune fille est dite apte à marier. Le défilé des princes peut commencer ! Des blonds, des bruns, des cassés, des très beaux qui font beaucoup de bruit. Des sorciers et des supers héros même mais non vraiment ... aucun ne va à cette princesse qui ne sent rien se passer lorsqu'elle les voit défiler.

Trêve de plaisanterie, le roi excédé fait appel à la fée ... et c'est le coeur de la princesse qui va s'agiter !

Un conte très bien amené, avec de l'humour, un rythme et une douceur bien présents. Les princes sont tous intéressants, loin des clichés habituels.

Mais l'intérêt de ce livre est bien dans le thème abordé qu'est l'homosexualité féminine. C'est doux, ça passe tout seul et si "évident" que rien ne choque. Oui il y a des princesses qui aiment les princes et d'autres ... les fées. Ca ne les empêche pas de vivre ensemble, heureuses même si, comme le dit l'auteur

"Elles ne purent pas vraiment se marier, et pour faire des bébés, ce fut un peu plus compliqué"

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09 mai 2012

Cupcakes Noisettes - Maltesers et glaçage au nutella

Temps moyen - cupcakes calin !

C'est décidé, on se chouchoute !

muffins
Cupcakes noisettes - maltesers

Soyons honnête, j'ai fait avec ce que j'avais sous la main. Mardi férié, envie de cuisiner et de nous nous faire des gâteaux chouchous histoire de se faire du bien le matin avant de partir bosser.

La recette de départ a été trouvée ici. Je l'ai un peu modifiée

Ingrédients (pour 13 muffins)

4 oeufs
100g de sucre
125g poudre de noisettes
100g beurre fondu
50g farine
1 sachet de levure chimique

Pour le glaçage au nutella

2 cs nutella
1 cs sucre glace
1 peu d'eau

Préparation

Préchauffer le four à 180°.
Mélanger les oeufs et le sucre jusqu'a ce que la préparation blanchisse. Rajouter la poudre de noisettes. Ensuite, incorporez le beurre fondu, la farine et la levure. Veillez à ce que la préparation soit bien lisse.

Répartir l'appareil dans les moules à muffin et incorporer un malteser dans chaque moule.

muffinsavant

Enfourner et attendre ! 15-20 min au four. Bien surveiller la cuisson.

Pour le glaçage : faites une pommade beurre - sucre glace. Incorporer le beurre fondu à cette préparation. Glacez vos muffins lorsqu'ils sont froids.

Régalez-vous !

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08 mai 2012

Restaurant d'application de l'Institut Vatel

Adresse : 122 rue Nollet - 75017 Paris
Pour réserver : 01 42 26 26 60 (impérativement)

L’institut Vatel a été créé en 1981 à Paris et pour comme vocation d’être une référence, voir le leader, dans le domaine des écoles de management hôtelier. Le nom « Vatel » a été choisi afin de faire référence au grand Maître d’hôtel du Grand Condé. En tant que grand Maître d’hôtel, il tenait beaucoup à sa réputation d’exigence. Vatel doit sa renommée notamment à sa mort tragique, rendue célèbre par Madame de Sévigné. Lors d’un dîner offert à Louis XIV par Condé, le poisson n’as pas été livré à l’heure, Vatel s’est trouvé déshonoré et s’est percé de son épée.

L’Ecole a - au moins à Paris - également un restaurant qui est accessible aux personnes extérieures. Ce restaurant sert de « cours » pratique pour les étudiants toutes les années, "un restaurant d’application".

Nous y sommes allées hier soir, histoire de voir par nous-même ce qu'il en était. 
Le choix est donné entre 3 menus en semaine et 4 les jeudi et vendredi soirs. Pour les prix, les menus vont de 35 à 47€.

Le cadre : décoration moderne, table ronde pour les groupes et tables de deux un peu partout. Peut-etre un peu proches. L'espace est pensé pour être "rentable", il y a donc beaucoup de tables ... et beaucoup de bruit lorsque le restaurant est plein. Ma voicine et moi avions du mal à nous entendre à la fin de la soirée.

Le service : vous l'aurez compris dans le mot de présentation, tout le "personnel" est constitué d'élèves de l'Institut, issus des différentes années. Le service est donc parfois hésitant, un peu désordonné mais l'effort est touchant et ils sont pleins de bonne volonté. On voit qu'ils essaient de se rappeler de tout ce qu'on a pu leur dire et c'est un plaisir que de les voir "faire leurs armes". Leur responsable est partout à la fois, prêt à les conseiller.

Le repas : Nous avons opté pour le menu à 35€

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Comme nous n'avons pas du tout les mêmes goûts .. nous avons goûté toute la carte. Vous aurez donc un aperçu juste de ce qu'il y avait hier soir.

L'amuse bouche : rillette de cabillaud et madeleine salée. Arrivées trop tôt nous n'avons pas eu la madeleine mais c'était appréciable pour débuter.


Les entrées
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La soupe glacée de petits pois et chèvre frais : assez déçue. Trop d'huile, pas d'assaisonnement, palet trop sec.
Les cubes de saumon (...) : ma convive a trouvé l'ensemble très juste, parfaitement assaisonné.

Les plats
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Fricassée de coquelet en deux cuissons, jeunes légumes et quinoa (vous avez remarqué comme plus on va dans un "bon" restaurant, plus les titres sont longs ?) : Je n'ai pas bien vu les deux cuissons mais le plat en lui-même avait une très bonne tenue. Les carottes auraient supporté un peu plus de cuisson mais croquantes c'est sympa aussi. Un peu de coriandre dans le quinoa apportait un peps salutaire.
Goujonnettes de limande à la sariette, nage de coques aux fèves : la présence de sable dans les coques est franchement à regretter, on se serait attendues à un peu plus de soin dans leur préparation. L'accompagnement de pâtes est un peu particulier aussi. Un plat finalement assez commun.

Le plateau de fromages
Rien à redire, bon plateau avec des fromages pâte cuite / pâte crue. De quoi satisfaire tout le monde !

Les desserts
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Le clou du spectacle ! Les nombreux avis que j'avais lus sur ce restaurant m'avaient prévenue et je fais de même : gardez de la place pour les desserts et arrivez tôt pour avoir le choix !
Le chariot des desserts donc est constitué de 3 chariots en fait. Hier il y avait une douzaine de pâtisseries et deux salades de fruits. Tous parfaits.
Nous avons goûté : macaronade aux framboises, royal chocolat, tarte aux fraises base palet breton pistache, paris brest au chocolat, charlotte vanille bourbon et salade banane-fraise.
Avis assez unanime : tout était délicieux.

Avis final : n'hésitez pas à y aller ! le service est bon, rapide. Pour un peu que vous aimiez le sucré, vous devriez défaillir sans trop de doute à la fin du repas. Un bon moyen d'entrer dans le monde de la haute gastronomie sans y laisser votre salaire.

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04 mai 2012

Monsieur et Madame Neige - Syrano

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Pitch  : C'est l'hiver ! La dernière feuille est tombée et les arbres désormais sont nus. C'est l'époque du chocolat chaud et des bonhommes de neige. Et si ceux-ci s'animaient dès que l'on ne les regarde plus ? S'ils se mettaient à chanter ? A s'aimer ? Un livre-disque plein de poésie pour réchauffer les coeurs.

Mon avis : Syrano est auteur, compositeur, interprète et illustrateur. Chanteur inclassable, ce rêveur au pseudonyme décalé à de quoi surprendre : mêlant rap et musette, violon, accordéon et guitare, il a construit un véritable univers entre Tim Burton et mon ami Pierrot. En 2006, Syrano sort son premier CD en solo, Musique de chambre, suivi d’un second album, Le Goût du sans en 2009 puis d’un troisième, A la fin de l’envoi, en 2010. Monsieur et Madame Neige est son premier livre-disque pour la jeunesse.

Syrano fait partie des découvertes de début de couple. Vous savez lorsque vous vous faites découvrir vos univers personnels histoire de voir si ça peut coller ? Syrano faisait partie de l'univers de C. et j'ai tout de suite adhéré. Son 1er album est une merveille, les deux autres sont peut-être un peu trop rap pour moi mais ses textes sont toujours aussi percutants.

Lorsque j'ai appris qu'il s'intéressait à la littérature, jeunesse qui plus est, cela m'a finalement semblé évident. A voir l'homme on le sent profondément humain, à l'écoute des petits et juste parfait pour s'adresser aux enfants. Pour preuve, il avait déjà fait un spectacle musical pour enfants ! A sa rencontre avec les éditions Actes Sud Junior, il décide de sortir ce livre.

Album pour les plus de 5 ans, Monsieur et Madame Neige raconte l'histoire d'un petit garçon qui, tout heureux d'être en hiver, imagine la vie de deux bonhommes de neige qu'il a faits avec ses parents. Est-ce qu'ils se parlent ? Est-ce qu'ils s'avouent leurs sentiments ? ...

Tout en poésie, cet album met en avant des illustrations pleines de tendresse et une histoire à raconter blottis sous la couette.

Pour lire une interview de Syrano sur cet album, suivez le lien.

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02 mai 2012

Gâteau noix de coco - chocolat

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Ingrédients
125g de poudre de noix de coco
100g de sucre en poudre
100g de beurre
1 cc levure chimique
1 cc farine
100g de chocolat pâtissier
4 oeufs

Préparation
1 - Mélanger ensemble noix de coco + farine + sucre en poudre + levure
2 - A part, faites fondre le chocolat avec le beurre. Incorporer à la préparation faite en 1.
3 - Rajouter les oeufs
4 - Faites cuire 20-30 min à 180° (toujours pareil, à adapter à votre four)

Pour rajouter un petit côté gourmand, vous pouvez également faire un glaçage. Faites fondre 100g de chocolat avec 25g de beurre et recouvrez le gâteau de cette préparation. 1h au frigo ... et dégustez !

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29 avril 2012

Si les bébés pouvaient parler - Myriam Szejer

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Pitch : Une psychanalyste en maternité auprès des nourrissons. L'idée semble encore aujourd'hui saugrenue à quelques-uns, elle était audacieuse lorsque Myriam Szejer prit ses fonctions à la maternité de l'hôpital Antoine Béclère, sous la direction du professeur René Frydman. Depuis vingt ans, elle y écoute les nouveaux- nés et accompagne leurs parents. Et n'hésite pas à s'opposer à certaines idées dominantes. Il est temps de faire évoluer les pratiques qui accompagnent le début de la vie, de considérer le bébé comme un être de parole dès sa conception, de se convaincre qu'il est de notre responsabilité de fournir aux petits d'hommes des conditions plus favorables à leur humanisation. Il en va de la fragilité des adolescents, trop souvent enfermés dans la violence ou l'addiction, de l'équilibre de la société, en prise avec la dépression, et pour finir, de notre capacité à vivre ensemble.

Mon avis : J'ai la fâcheuse habitude, lorsqu'un nouveau sujet m'intéresse, de lire beaucoup d'ouvrages consacrés de plus ou moins près à celui-ci. Ayant un "projet bébé" depuis quelques mois, je me penche donc sur ce qui a pu être écrit sur l'accueil d'un nourrisson dans une famille, la naissance et ses bouleversements. Une amie m'a offert ce livre de Myriam Szejer.

Je vous la présente en quelque mots, c'est important pour comprendre la genèse de ce livre. Myriam Szejer voulait être artiste et, finalement, devient psychanalyste (je vous la fais courte, je suis sympa). Elle bénéficie des connaissances de Françoise Dolto qui l'a accueillie à la pouponnière d'Antony pour la sensibiliser à ce qui se passe "au-delà des mots" du nourrisson et de savoir l'écouter. Cela l'a inspirée puisqu'elle a eut l'envie, ensuite, de se pencher sur le nourrisson plus jeune encore, lorsqu'il n'a que quelques heures de vie extra-utérine.  Pour la soutenir dans ce projet un peu fou, un homme lui ouvre les portes de son service : René Frydman, directeur du département de gynéco-obstétrique de l’hôpital Antoine-Béclère, à Clamart, le « papa » d’Amandine, le premier « bébé-éprouvette », et l’initiateur des procréations médicalement assistées.

C'est cette expérience qu'elle relate dans ce livre "si les bébés pouvaient parler". Très bien écrit, un style enlevé et l'auteure velle à se mettre au niveau de ses lecteurs. J'ai appris vraiment beaucoup de choses. L'intution que j'avais, qu'il fallait à tout prix expliquer au nourrisson d'où il vient, quelle est son histoire au risque que tous les traumatismes ressortent à l'adolescence ou plus tard. Elle montre que beaucoup de choses s'expliquent par la façon dont on a été accueilli à la naissance.
Sans entrer spécialement dans les détails (vous y aurez droit un jour, petits curieux), notre enfant naîtra dans des conditions particulières et il est évident qu'il nous faudra veiller à lui expliquer, le plus simplement possible, son histoire pour qu'il sache exactement ce qui s'est passé et que ses potentielles questions trouvent des réponses claires.

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28 avril 2012

Gâteau aux pommes inratable

Depuis un an maintenant nous faisons partie d'une AMAP (en simple : rassemblement entre un agriculteur et des "clients" qui payent à l'avance la production de l'année). Nous récupérons donc fruits et légumes frais une fois par semaine. Ah si. Frais. Pleins de terre encore, avec des vers ...

Et donc, chaque semaine, ou presque, on récupère des pommes. Des jolies et bonnes pommes hein. Mais répétitives.

Il faut en faire quelque chose à force.
Lorsque la tarte aux pommes nous sort par les yeux ... on en vient au gâteau inratable et bon (pas forcément sexy mais top).

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Gâteau aux pommes inratable

Ingrédients
220g de sucre
1 sachet de sucre vanillé
1/2 sachet de levure
125g de farine
1/2 verre d'huile
3 oeufs
3-4 pommes

Consigne
Rien de plus simple : vous mélangez tout.
40-50 min au four, 200°(à varier selon votre four. Surveillez bien)

Et voilààà, c'est prêt !

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