Pitch :
« Blaise vient de fêter ses cinquante printemps. Quelque chose en lui refuse-t-il de naître ? De céder ? De s ouvrir ? Une délivrance ? Une douleur ? Un remords ? Peut-être. Car soudain tonne le canon qui abat tout, renverse tout, démolit tout. »
La narratrice et Blaise, mariés, vivent comme des adolescents, des Robinson parisiens, artistes accrochés l un à l autre, insouciants. Jusqu au jour où Blaise est atteint d une maladie rare, la « cellulite cervicale », forme de nécrose parfois mortelle des tissus du cou. Hospitalisé d urgence à Lariboisière, Blaise se mue du jour au lendemain en « homme-machine » plongé dans le coma. Alors la peur s'installe. De le perdre. De voir le bonheur disparaître. S'installe aussi la curiosité fascinée de la narratrice pour ce service spécial la « réa » tandis que son existence se détraque et se ranime elle aussi...

Mon avis : Il ne me serait pas venu à l’esprit d’emprunter/acheter/lire un ouvrage portant sur le thème, ultra-délicat, de la réanimation.

Petit point rapide sur l’histoire : La narratrice et Blaise, mariés, vivent comme des adolescents, des Robinson parisiens, artistes accrochés l’un à l’autre, insouciants. Jusqu’au jour où Blaise est atteint d’une maladie rare, la « cellulite cervicale », forme de nécrose parfois mortelle des tissus du cou. Hospitalisé d’urgence à Lariboisière, Blaise se mue du jour au lendemain en « homme-machine » plongé dans le coma.

Avouez que ça ne donne pas une envie folle.

D’autant plus lorsque, quelques mois plus tôt, votre mère est passée par le SAMU pour un infarctus et que, d’un coup, l’hôpital s’est rappelé à vous comme un lieu affreusement angoissant.

Autant dire que je me suis fait violence pour commencer/continuer/finir ce livre.

Intriguée par le style de l’auteur, par le procédé littéraire et, évidemment, par la chute de cette histoire qui me mettait profondément mal à l’aise.

J’aurais sans doute lu ce livre différemment il y a un an mais toutes nos lectures sont marquées par nos expériences, passées et présentes. Elles nous renvoient à nos peurs, nos amours, nos angoisses et nos rêves. Assumons !

Ici, clairement, j’étais face à mes peurs et je n’ai pas réussi à les mettre de côté. Non plus aidée par ce style qui, s’il m’intriguait au début, n’a pas fini de me déconcerter et de gêner ma lecture. Pourtant, je le sais, il y a quelque chose de beau, de particulièrement poétique dans la façon d’écrire de Cécile Guilbert mais je n’ai absolument pas réussi à être touchée par cette histoire d’amour bouleversée.