Pitch : "Cher Gabriel" est une lettre intime et émouvante d'un père à son fils autiste. Avec beaucoup d'amour, de dignité, et un réel espoir, H.W. Freihow met en lumière une relation complexe et un amour inconditionnel. Son récit prend pour écrin une maison familiale nichée sur les pentes verdoyantes et sauvages de la côte norvégienne.

Mon avis : L’enfant handicapé est un thème déjà abordé lors d’une précédente lecture : la tête à Toto de Sandra Kollender. Une mère parlait à son fils, victime du syndrome de West. Humour et ton décalé étaient au rendez-vous pour faire passer un message fort, d’amour et de nécessaire prise en compte, par les institutions, de ces enfants souvent oubliés.

Ici, c’est un père qui écrit. A son fils, autiste. Ils habitent en Norvège, en pleine Nature et le quotidien n’est pas simple. Il lui parle, lui raconte. Les joies comme les peines. Les événements, tous les événements. Les inquiétudes, les peurs de mal faire, de ne pas y arriver et l’envie, l’amour tellement.

Les anecdotes se suivent et, à travers elles, c’est un quotidien implacable qui se dessine devant nous. J’ai souvent eu l’impression que ce papa était complètement dépassé par son fils mais qu’il ne baissait jamais les bras. Qu’il ne pourrait jamais les baisser et qu’il serait là encore et toujours.

Si le style n’est pas forcément le plus simple (j’ai souvent trouvé les phrases trop longues, trop « littéraires » alors qu’une forme plus « cash » convient parfaitement à cet exercice), si le texte est probablement trop long, il n’en demeure pas moins que j’ai été touchée par ce témoignage poignant.

ELLE